For the first three episodes of Amazon’s Fernando, Gabriele Stifani shaped the cinematography and camera work while Luca Stifani recorded the series’ production sound.
This is a condensed English editorial translation and adaptation of the interview originally published in Italian by Movieplayer.it. The complete original remains available from the source link above.
Fernando official trailer. Gabriele Stifani: DOP / Camera. Luca Stifani: Sound Mixer.
01 · The collaboration
Trust built before Amazon
The road to Fernando began with director Enric Folch. Years spent together on the independent documentary The Devil on Wheels created a relationship grounded in friendship, endurance and trust.
When Folch joined All or Nothing: Manchester City, he brought the brothers into the production. Fernando became their second collaboration with Amazon and the next step for a compact team accustomed to saying yes to unfamiliar responsibilities.
02 · Cinematography
Close enough to feel it, far enough to disappear
The series moved quickly through changing locations, so the camera package had to remain light. A Canon C300 Mark II and long lenses allowed Gabriele to isolate faces, hands and small gestures while keeping enough distance for the subjects to forget the camera.
A stabilised Lumix GH5 entered crowded or restricted spaces, while an Alexa Mini supported key race coverage at Indianapolis and Le Mans. The visual aim stayed constant: fluid, immediate images that placed the audience inside the action without breaking the documentary’s intimacy.
03 · Production sound
Recording power without losing intimacy
Race engines created extreme sound levels, so Luca worked with staggered recording levels to preserve both the aggression and texture of the cars. At Le Mans, the contrast between electric pit-lane movement and full-power acceleration became part of the experience.
Sound also reached places cameras could not. Radio microphones and long microphones maintained proximity when the image team had to stay distant—or when filming access was restricted—making audio an essential narrative point of view.
04 · One chance
Ready before the moment arrives
Moving continuously between airports, races and unfamiliar locations meant carrying lenses, batteries and action cameras on the body. With no tripod and very little time to change lenses, each technical choice had to anticipate an event that could not be repeated.
When noise made speech impossible, Gabriele relied on instinct and a visual language developed with Luca and Enric. Their glances became a quiet system for reading the scene and deciding where the next moment might happen.
05 · Communication
A small crew across a very large track
Luca devised a Bluetooth monitoring system that sent sound from his mixer to the director and camera team. At Indianapolis and Le Mans, engine noise and radio interference made even simple instructions difficult, so communication had to remain direct and economical.
He also coordinated with event sound teams to capture broadcast and racing-team feeds, sometimes monitoring three at once. The Le Mans assignment stretched to 32 hours including pre- and post-race filming, requiring a second unit and relay-style rest periods.
06 · The human story
Beyond the figure of a champion
The brothers entered the project knowing Fernando Alonso mainly by reputation. Working close to him revealed a friendly, human presence behind the scale of his sporting achievement—and gave them a new appreciation for motor racing.
The interview also looks further back: childhood films made in Salento, family influences, study in Newcastle and the long move toward London. That history of restarts and sacrifice sits behind the confidence needed to work fast, carry responsibility and keep pursuing larger cinematic ambitions.
Read the complete interview
Original Italian interview by Antonio Cuomo, published by Movieplayer.it on 30 September 2020. All interview reporting and production recollections are credited to the original feature.
Pour les trois premiers épisodes d'Amazons Fernando, Gabriele Stifani a façonné le travail de cinématographie et de caméra tandis que Luca Stifani a enregistré le son de la série.
Il s'agit d'une traduction éditoriale anglaise condensée et adaptation de l'interview initialement publiée en italien par Movieplayer. Ça. L'original complet reste disponible à partir du lien source ci-dessus.
Fernando remorque officielle. Gabriele Stifani: DOP / Caméra. Luca Stifani: Mixeur de son.
01 · La collaboration
Confiance construite avant Amazon
La route vers Fernando a commencé avec le réalisateur Enric Folch. Années passées ensemble sur le documentaire indépendant Le Diable sur les roues crée une relation fondée sur l'amitié, l'endurance et la confiance.
Quand Folch s'est joint Tout ou rien: Manchester City, il a amené les frères dans la production. Fernando est devenu leur deuxième collaboration avec Amazon et la prochaine étape pour une équipe compacte habituée à dire oui à des responsabilités inconnues.
02 · Cinématographie
Assez près pour le sentir, assez loin pour disparaître
La série a rapidement changé d'emplacement, de sorte que le paquet de la caméra devait rester léger. Un Canon C300 Mark II et de longs objectifs ont permis à Gabriele d'isoler les visages, les mains et les petits gestes tout en gardant suffisamment de distance pour que les sujets oublient la caméra.
Un Lumix GH5 stabilisé est entré dans des espaces surpeuplés ou restreints, tandis qu'un Alexa Mini a soutenu la couverture de course clé à Indianapolis et Le Mans. Le but visuel est resté constant : des images fluides et immédiates qui ont placé le public dans l'action sans briser l'intimité du documentaire.
03 · Son de production
Puissance d'enregistrement sans perdre l'intimité
Les moteurs de course ont créé des niveaux sonores extrêmes, donc Luca a travaillé avec des niveaux d'enregistrement décalés pour préserver à la fois l'agression et la texture des voitures. Au Mans, le contraste entre le mouvement de la piste électrique et l'accélération à pleine puissance fait partie de l'expérience.
Le son a aussi atteint des endroits où les caméras ne pouvaient pas. Les microphones radio et les microphones longs ont maintenu leur proximité lorsque l'équipe d'images a dû rester éloignée – ou lorsque l'accès au film était restreint – ce qui a fait de l'audio un point de vue narratif essentiel.
04 · Une chance
Prêt avant l'arrivée du moment
Se déplacer continuellement entre les aéroports, les courses et les endroits inconnus signifiait transporter des lentilles, des batteries et des caméras d'action sur le corps. Sans trépied et très peu de temps pour changer de lentilles, chaque choix technique devait prévoir un événement qui ne pouvait pas être répété.
Quand le bruit rendait la parole impossible, Gabriele comptait sur l'instinct et un langage visuel développé avec Luca et Enric. Leurs regards sont devenus un système silencieux pour lire la scène et décider où le prochain moment pourrait arriver.
05 · Communication
Un petit équipage sur une très grande piste
Luca a conçu un système de surveillance Bluetooth qui a envoyé le son de son mélangeur au directeur et à l'équipe de caméra. À Indianapolis et au Mans, le bruit des moteurs et le brouillage radio rendaient même difficiles les instructions simples, de sorte que la communication devait rester directe et économique.
Il a également coordonné avec les équipes sonores de l'événement pour capter les flux de diffusion et d'équipe de course, en surveillant parfois trois à la fois. L'affectation du Mans s'étend à 32 heures, y compris le tournage avant et après la course, nécessitant une deuxième unité et des périodes de repos de style relais.
06 · L'histoire humaine
Au-delà de la figure d'un champion
Les frères sont entrés dans le projet connaissant Fernando Alonso principalement par réputation. Travailler près de lui a révélé une présence humaine amicale derrière l'échelle de sa réussite sportive – et leur a donné une nouvelle appréciation pour la course automobile.
L'interview revient aussi en arrière : films d'enfance réalisés à Salento, influences familiales, études à Newcastle et le long mouvement vers Londres. Cette histoire de redémarrage et de sacrifice est derrière la confiance nécessaire pour travailler rapidement, porter des responsabilités et poursuivre des ambitions cinématiques plus grandes.
Lire l'entrevue complète
Interview originale italienne par Antonio Cuomo, publiée par Movieplayer.it le 30 septembre 2020. Tous les rapports d'entrevue et les souvenirs de production sont crédités à la fonction originale.
Para los primeros tres episodios de Amazon Fernando, Gabriele Stifani moldeó el trabajo cinematográfico y de cámara mientras Luca Stifani grabó el sonido de producción de la serie.
Esta es una traducción y adaptación de la entrevista publicada originalmente en italiano por Movieplayer. Es. Los restos originales completos disponibles en el enlace fuente anterior.
Fernando remolque oficial. Gabriele Stifani: DOP / Cámara. Luca Stifani: Mezclador de sonido.
01 · La colaboración
Confianza construida antes de Amazon
El camino hacia Fernando comenzó con el director Enric Folch. Años pasados juntos en el documental independiente El diablo sobre ruedas creó una relación basada en amistad, resistencia y confianza.
Cuando Folch se unió Todo o nada: Manchester City, trajo a los hermanos a la producción. Fernando se convirtió en su segunda colaboración con Amazon y el siguiente paso para un equipo compacto acostumbrado a decir sí a responsabilidades desconocidas.
02 · Cinematografía
Lo suficientemente cerca para sentirlo, lo suficientemente lejos para desaparecer
La serie se trasladó rápidamente a través de lugares cambiantes, por lo que el paquete de cámara tenía que permanecer ligero. Un Canon C300 Mark II y lentes largas permitieron a Gabriele aislar caras, manos y pequeños gestos manteniendo la distancia suficiente para que los sujetos olvidaran la cámara.
Un Lumix GH5 estabilizado entró en espacios concurridos o restringidos, mientras que un Alexa Mini apoyó la cobertura de carreras clave en Indianápolis y Le Mans. El objetivo visual se mantuvo constante: fluido, imágenes inmediatas que colocaron al público dentro de la acción sin romper la intimidad del documental.
03 · Sonido de producción
Poder de grabación sin perder intimidad
Los motores de carrera crearon niveles de sonido extremos, por lo que Luca trabajó con niveles de grabación escalonada para preservar tanto la agresión como la textura de los coches. En Le Mans, el contraste entre el movimiento eléctrico del pit-lane y la aceleración de plena potencia se convirtió en parte de la experiencia.
El sonido también llegó a lugares que las cámaras no podían. Los micrófonos de radio y los micrófonos largos mantuvieron la proximidad cuando el equipo de imagen tuvo que permanecer distante —o cuando se restringió el acceso a la película— haciendo del audio un punto de vista narrativo esencial.
04 · Una oportunidad
Listo antes de que llegue el momento
Mover continuamente entre aeropuertos, razas y lugares desconocidos significa llevar lentes, baterías y cámaras de acción en el cuerpo. Sin trípode y muy poco tiempo para cambiar las lentes, cada elección técnica tenía que anticipar un evento que no podía repetirse.
Cuando el ruido hacía imposible el discurso, Gabriele dependía del instinto y un lenguaje visual desarrollado con Luca y Enric. Sus miradas se convirtieron en un sistema silencioso para leer la escena y decidir dónde podría ocurrir el próximo momento.
05 · Comunicación
Un pequeño equipo a través de una pista muy grande
Luca diseñó un sistema de monitoreo Bluetooth que envió sonido desde su mezclador al equipo de director y cámara. En Indianápolis y Le Mans, el ruido del motor y la interferencia de la radio dificultaron incluso instrucciones sencillas, por lo que la comunicación debía permanecer directa y económica.
También coordinó con equipos de sonido de eventos para capturar los canales de transmisión y de equipo de carreras, a veces monitoreando tres a la vez. La asignación de Le Mans se extendió a 32 horas, incluyendo filmación previa y posterior a la escena, requiriendo una segunda unidad y períodos de descanso de estilo relé.
06 · La historia humana
Más allá de la figura de un campeón
Los hermanos entraron en el proyecto conociendo a Fernando Alonso principalmente por su reputación. Trabajar cerca de él reveló una presencia humana amistosa detrás de la escala de su logro deportivo, y les dio una nueva apreciación por las carreras de motores.
La entrevista también mira hacia atrás: películas infantiles realizadas en Salento, influencias familiares, estudio en Newcastle y el largo camino hacia Londres. Esa historia de los remanentes y sacrificios se encuentra detrás de la confianza necesaria para trabajar rápido, asumir responsabilidad y seguir buscando ambiciones cinematográficas más grandes.
Leer la entrevista completa
Entrevista italiana original de Antonio Cuomo, publicada por Movieplayer.it el 30 septiembre 2020. Todos los informes de entrevista y los recogimientos de producción se acreditan a la característica original.
Nei primi tre episodi di Fernando per Amazon, Gabriele Stifani ha curato fotografia e riprese, mentre Luca Stifani ha registrato il suono di presa diretta della serie.
Questa è un’edizione editoriale condensata dell’intervista pubblicata originariamente in italiano da Movieplayer.it. L’articolo completo è disponibile attraverso il link alla fonte.
Trailer ufficiale di Fernando. Gabriele Stifani: DOP / Camera. Luca Stifani: Sound Mixer.
01 · La collaborazione
La fiducia costruita prima di Amazon
Il percorso verso Fernando è iniziato con il regista Enric Folch. Gli anni trascorsi insieme sul documentario indipendente The Devil on Wheels hanno creato un rapporto fondato su amicizia, resistenza e fiducia.
Quando Folch è entrato in All or Nothing: Manchester City, ha coinvolto i fratelli nella produzione. Fernando è diventata la loro seconda collaborazione con Amazon e il passo successivo per un gruppo compatto abituato ad accettare responsabilità sempre nuove.
02 · Fotografia
Abbastanza vicini da sentirlo, abbastanza lontani da scomparire
La serie si spostava rapidamente tra ambientazioni diverse, quindi il pacchetto camera doveva restare leggero. Una Canon C300 Mark II e le ottiche lunghe permettevano a Gabriele di isolare volti, mani e piccoli gesti, mantenendo la distanza necessaria perché i soggetti dimenticassero la presenza della camera.
Una Lumix GH5 stabilizzata entrava negli spazi affollati o limitati, mentre una Alexa Mini supportava le riprese principali a Indianapolis e Le Mans. L’obiettivo visivo restava costante: immagini fluide e immediate, dentro l’azione ma fedeli all’intimità del documentario.
03 · Suono di presa diretta
Registrare la potenza senza perdere l’intimità
I motori da gara generavano livelli sonori estremi, perciò Luca ha lavorato con livelli di registrazione sfalsati, preservando sia l’aggressività sia la trama sonora delle auto. A Le Mans, il contrasto tra il movimento elettrico ai box e l’accelerazione a piena potenza è diventato parte dell’esperienza.
Il suono raggiungeva anche luoghi inaccessibili alle camere. Radiomicrofoni e microfoni lunghi mantenevano la prossimità quando il reparto immagine doveva restare distante o non aveva accesso, trasformando l’audio in un punto di vista narrativo essenziale.
04 · Una sola occasione
Essere pronti prima che arrivi il momento
Muoversi continuamente tra aeroporti, gare e luoghi sconosciuti significava portare addosso ottiche, batterie e action cam. Senza treppiede e con pochissimo tempo per cambiare lente, ogni scelta tecnica doveva anticipare un evento irripetibile.
Quando il rumore rendeva impossibile parlare, Gabriele si affidava all’istinto e al linguaggio visivo sviluppato con Luca ed Enric. I loro sguardi diventavano un sistema silenzioso per leggere la scena e intuire dove sarebbe accaduto il momento successivo.
05 · Comunicazione
Una piccola troupe su una pista enorme
Luca ha ideato un sistema di monitoraggio Bluetooth che inviava il suono dal mixer al regista e al reparto camera. A Indianapolis e Le Mans, il rumore dei motori e le interferenze radio rendevano difficili anche le indicazioni più semplici, quindi la comunicazione doveva essere diretta ed essenziale.
Ha inoltre collaborato con i tecnici degli eventi per acquisire i feed della trasmissione e delle scuderie, a volte monitorandone tre contemporaneamente. Il lavoro a Le Mans è durato 32 ore includendo pre e post gara, con una seconda unità e turni di riposo organizzati come una staffetta.
06 · La storia umana
Oltre la figura del campione
I fratelli sono entrati nel progetto conoscendo Fernando Alonso soprattutto per la sua reputazione. Lavorare vicino a lui ha rivelato una presenza amichevole e umana dietro la grandezza del campione, portandoli anche ad apprezzare il mondo delle corse.
L’intervista guarda anche più indietro: i film girati da bambini nel Salento, le influenze familiari, gli studi a Newcastle e il lungo percorso verso Londra. Una storia di ripartenze e sacrifici che sostiene la sicurezza necessaria per lavorare velocemente, assumersi responsabilità e continuare a inseguire ambizioni cinematografiche più grandi.
Leggi l’intervista completa
Intervista originale in italiano di Antonio Cuomo, pubblicata da Movieplayer.it il 30 settembre 2020. Il racconto e i ricordi di produzione sono accreditati all’articolo originale.